Régiment d'Assaut du Grand-Empire

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 Désertion et nouvelle équipe

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Aëlendril
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MessageSujet: Désertion et nouvelle équipe   Dim 26 Aoû - 23:09

Abbadon venait enfin de s'extirper tant bien que mal de la zone de tubage du QG n°9 qu'il y était rappelé. Un employé à l'air grognon lui tendit une enveloppe contre une signature (sur le registre hein, pas un autographe ^^)

Abbadon alla s'asseoir et il ouvrit la lettre.



Citation :
Au Capitaine Abbadon, matricule 14897:

Capitaine, je ne sais pas comment rédiger cela, alors je vais aller droit au but:
Le 26 de ce mois, votre femme a été tuée, et nous somme sans nouvelles de votre fille depuis cette date.
Je pense qu'il serait bon d'avoir un entretient avec vous.
Cordialement,
Mike Bréton, chef de la police de XXXX (le nom de la ville est censuré)


Abbadon était Abattu...
Il se leva, et se dirigea vers l'étage ou se trouvaient les bureau des gradés sur place, une rage folle se lisait dans ses yeux et faisait s'écarter les gens de sa route.

Il marchait dans le couloir quand la porte du bureau du Général Morgoth s'ouvrit.



Morgoth : "Entrez Capitaine"
Abbadon : "Mon Général?"
Morgoth : "Asseyez-vous et calmez vous un peu."
Abbadon : "Vous-êtes au courant n'est-ce pas? Vous saviez..."
Morgoth : "Oui..."
Abbadon: POURQUOI? POURQUOI NE M'AVEZ-VOUS RIEN DIT?"
Morgoth : "Baissez d'un ton capitaine. J'ai la un ordre de permission vous concernant. Parlez-moi comme ça encore une fois et je le brûle. Compris?"
Abbadon : "Oui mon Général."
Morgoth : "Bien. Vous avez une semaine à compter de demain. Un hélicoptère vous attend sur le toit dès que vous serez prêt à partir. Sans arme et en tenue civile bien sûr."


Une foi sortit, Abbadon se dirigea droit vers le camp de la KRAZ et se changea. Galrauch n'était pas là, mais sur sa couchette un mot était posé:


Citation :
Héhéhé, chuis Commandant moi maintenant!

Abbadon : "Content pour toi frérot..."


Abbadon monta dans l'hélico et partit pour une semaine.


L'hélicoptère se posa directement sur le toit de l'hôpital, et Abbadon alla droit à la morgue.

"Bonsoir monsieur, je peux vous aider?"
Abbadon : "Oui, je... je cherche ma femme, elle a été... tuée."
"Je vois. Vous êtes Abbadon? On m'a prévenu que vous viendriez. J'appelle le chef de la police et je vous y conduit, il a quelques questions à vous poser."

Cinq minutes plus tard, Abbadon était debout devant une table à roulette métallique, froide. Pour la première fois depuis bien longtemps, une peur sans nom lui étreignit les tripes. Il vit la main du responsables de la morgue, joliment appelé par la bureaucratie "Préposé principal aux cadavres" s'approcher d'un coin du drap, comme au ralentit. Puis la main souleva le drap, et Abbadon tomba à genoux, en pleurs.

"Je vais vous laisser, je suis juste à côté"

Elle était morte. Oh, lui aussi était déjà mort, mais jamais pour de bon. Les civils mouraient une seule fois...
Abbadon avait déjà vu des tas de cadavres, frais ou non; il avait vu des hommes et des femmes mourir devant lui, il avait vu les corps sans vie de ses amis, de son frère, et même le sien, mais la seule fois qu'un corps sans vie l'avais mit dans cet état, c'est le jour ou il a découvert ceux de ses parents.
Pourquoi? Quel fumier a bien pu la tuer? Elle qui même morte et pâle restait si belle... Plus jamais il ne verrait ses yeux pétiller de malice, plus jamais il ne l'entendrait rire...

Abbadon se releva, déposa un baiser sur le front de sa femme, et replaça le drap.
Le chef de la police venait d'arriver.



Mike B : "Cap'taine. Mes condoléances."
Abbadon : "Merci monsieur Bréton. Ou est ma fille?"
Mike B : "Hum. Je vous l'ai dit dans la lettre, elle a... disparu.
Abbadon : "Disparu?"
Mike B : "Nous pensons que l'homme qui a tué votre femme l'a enlevé. Le suspect est bien connu des services de police de par le monde, mais on a jamais réussi à le garder plus de 48 heures. Faute de preuves. Il se fait appeler Simon (prononcer Psymonne), et se livre à certains trafics."
Abbadon : "En quoi ces trafics concernent-ils ma fille?"
Mike B : "Ce ne sont pas des trafics comme vous pouvez en voir à l'armée. Trafic d'organe, et d'enfants. Rassurez-vous, il n'a pas charcuté votre épouse, et il ne fera rien à votre fille. Il va sans doute la faire sortir du pays pour la vendre à un vieux ou une vieille très riche et sans enfants..."
Abbadon : "Il va vendre ma fille?"
Mike B : "J'en ai peur... Je suis désolé, nous n'avons aucune piste. Il nous à filé entre les doigts, mais..."
Abbadon : "Allez vous faire foutre...


Abbadon reparti, tira le pilote de l'hélico de la cafétéria, le traîna jusqu'au toit, puis ils repartirent.
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Aëlendril
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MessageSujet: Re: Désertion et nouvelle équipe   Dim 26 Aoû - 23:14

QG égyptien de la FOI


Cela faisait 2 semaines qu'Abbadon était revenu. Deux semaines pendant lesquelles il avait élaboré un plan, qu'il était temps d'appliquer.

Abbadon se faufilait discrètement dans les couloir du bâtiment jusqu'à arriver devant une porte marquée "Archives" La porte était verrouillée. Il frappa et un grommellement se fit entendre de l'autre côté. Un homme assez petit et chauve ouvrit. Il portait une bure de moine brune et présentait un visage pour le moins... contrarié.



Archiviste : "C'est pourquoi?"
Abbadon : "Je viens consulter des données"
Archiviste : "Laissez-passer?"
Abbadon : "Bien sur."

Abbadon mit la main dans sa poche, puis la sortie, donnant un puissant coup de poing dans la tempe de l'homme, le mettant KO pour le compte.

Il le traîna à l'intérieur, verrouilla la porte, puis se mit face au poste, ou le mot de passe était déjà entré.

Il fit plusieurs recherches et imprima deux ou trois dizaines de feuilles.
Avant de partir, il fouilla le bureau et l'homme toujours inconscient, et récolta plusieurs milliers d'euro-dollar (monnaie en place depuis 2053)



Égypte, Nord-Est du QG n°3

Abbadon en était à la phase 2 de son plan, et elle se résumait en un mot: désertion.

Il avait quitté son uniforme et s'était joint à une colonne de réfugiés qui quittait le pays par bateau, direction Athènes.
De la, grâce à tout l'argent qu'il avait volé, il prendrait l'avion pour Rome, puis pour Paris, Berlin, Prague, Varsovie, Kiev, Minsk et enfin Moscou, ou il allait rejoindre un vieil ami à lui.

Accoudé au bastingage du bateau, il se dit que déserter était très facile en faite. Il avait toujours pensé qu'à la dernière minute, on lui mettrait la main dessus, mais non. Le port s'éloignait petit à petit et tout était calme.


*Pardonne-moi mon frère, je n'ai pas le choix..."


Le lendemain matin, aéroport international d'Athènes

"Bonjour mademoiselle. Je voudrait un vol pour Rome. Première classe et hublot de préférence."
"Bien sur. Votre passeport?"
"Voila."
"Monsieur Henri Simon, Français. Voila vous êtes enregistré. Pas de bagage?"
"Juste mon sac ma chère."


Une heure après, Abbadon embarqua. A Rome, il refit le même cinéma jusqu'à Paris, puis jusqu'à Berlin, sous le nom d'Hermann Müller, puis jusqu'à Prague et Varsovie, ou il opta pour le non de Nickolaï Ivanovitch, qu'il garda à Kiev, Minsk et Moscou, ou il se mit à la recherche d'un vieil ami à lui.


Moscou, 21H15, dans un bar quelconque

"Qu'est-ce que je vous sert?"
"Vodka. Dites-moi, un petit oiseau m'a dit hier que je pouvait trouver l'écureuil dans le coin, vous savez ou?"
"Au zoo connard!"
"Je vois. Ceci peut peut-être vous rafraîchir la mémoire"

Abbadon fit glisser 2500 roubles vers l'homme qui les fit disparaître à une vitesse prodigieuse.
Il griffonna une adresse au dos d'un dessous de verre et glissa le verre de vodka vers Abbadon qui le bu d'une traite, en mettant le dessous de verre dans sa poche discrètement.


"Le verre est cadeau, mais vous perdez votre temps, sans le mot de passe, vous entrerez pas, et le mot de passe, je l'ai pas mon vieux. Oh, vous m'écoutez? Tssssk..."

Abbadon était déjà partit.
Il se rendit à l'adresse indiquée et frappa sur une lourde porte métallique. Un panneau coulissa, laissant apparaître un homme dont la tête serait la parfaite illustration du contraire du terme "débonnaire"


"Ouais?"
"Un petit oiseau m'a dit que l'écureuil était ici. Dites lui qu'Abbadon veut le voir."

En disant cela, il sortit 1000 roubles de sa poche. L'homme s'en saisit et disparut en marmonnant "minute"

Au bout de deux minutes, la porte s'ouvrit et un homme jovial sourit à Abbadon.


"Haha! Et bien ça pour une surprise, c'est une surprise!"
"Salut "tonton" t'as pris du ventre et des rides depuis la dernière fois. Et des cheveux blancs."

L'homme fit entrer Abbadon en explosant de rire. Après une fouille rapide, il l conduisit seul à son bureau. Du moins, seuls avec une bouteille de vodka.

Tonton : "Alors, que me vaut le plaisir de ta visite?"
Abbadon : "Il me faut des armes."
Tonton : "Et quoi? Tu t'équipe plus avec l'armée maintenant?"
Abbadon : "J'ai déserté Tonton..."

Celui qui se faisait appeler "Tonton" posa son verre encore plein, l'air soucieux.

Tonton : "Raconte"
Abbadon : "Elle est morte Tonton... Carole... elle est morte. Et Mélanie a été enlevée."
Tonton : "Ma fille? Morte? Qui? QUI?"
Abbadon : "Il se fait appeler Simon."
Tonton : "Le trafiquant? Le petit fumier! L'ordure! Alors voila comment il utilise le matériel que je lui ai vendu? En s'attaquant à ma famille! Le sale petit...!"

Le verre de vodka explosa dans la cheminée. Rouge de rage, Tonton s'était levé et beuglait des insultes de toute la force de ses poumons de ténor.
Ses hommes ouvrirent la porte, arme à la main. Il leur jeta ce qu'il avait sous la main en leur hurlant de sortir, ce qu'il firent sans se faire prier.


Abbadon : "Asseye-toi, tu me donne le tournis."
Tonton : "Trouve-le. Je te donne tout l'équipement que tu veux, tout ce que j'ai de mieux, mais trouve-le et BUTE LE!"
Abbadon : "Fait moi confiance, il va souffrir..."
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MessageSujet: Re: Désertion et nouvelle équipe   Dim 26 Aoû - 23:15

Quelques heures plus tard, Abbadon sortit de chez son beau-père avec un sac bien lourd, plein d'équipement.

Prenant la direction de l'aérodrome ou l'attendait un avion qui lui ferait passer la frontière et entrer en Allemagne sans problème (ils avaient découvert que Simon se cachait à Munich), il tourna à un angle de rue et se heurta à une connaissance qu'il ne pensait pas trouver ici.



??? : "Oh, pouvez pas faire attention où vous... allez... Abbadon?"
Abbadon : "Non, mon nom à moi c'est Nickolaï Ivanovitch. Mais je connais votre ami monsieur Zaïtsev, et il m'a demandé de vous faire passer un message. Suivez-moi."


Abbadon conduisit son vieil ami dans un bar et commanda une bouteille de vodka (avec des cacahouètes, oui, merci.)


Abbadon : "Alors, qu'est-ce que tu fous là?"
Zaïtsev : "Je pourrais te demander la même chose, tu as déserté aux dernières nouvelles... Moi je suis en perm'. Je cherche ma soeur... Carte blanche des services secrets impériaux, rien que ça. Le patron Oleg m'a à la bonne..."
Abbadon : "Ah. On est tout les deux ici pour une fille alors... Mon vieux, laisse-moi te raconter un passage de ma vie que personne ne connaît, pas même mon frère. Enfin si, l'EM du GE. Enfin bref... Tu sais que mes parents ont étés tués par des lunaires quand j'avais 16 ans, et Gal' a été emmené. J'ai passé 6 ans à le chercher, 6 ans pendant lesquels il était torturé presque tout les jours... Cela tu le sais, mais ce que tu ne sais pas, c'est que pendant ces 6 ans, j'ai rencontré une fille, qui est devenue ma femme. Nous avons eu une fille, qui a 9 ans aujourd'hui.
Le 26 Mai dernier, ma femme a été tuée, et ma fille enlevée. C'est pour ça que j'ai eu une permission. La police sait qui a fait ça, mais ils n'ont pas la moindre trace. Voila pourquoi j'ai assommé un membre de la FOI, je devais trouver la piste de cet homme. Je vais venger la mort de ma femme et récupérer ma fille.

Zaïtsev : "P'tain..."
Abbadon : "Tu as de l'équipement pour trouver ta soeur?"
Zaïtsev : "Tu sais bien qu'on ne part pas en perm' armé. Mais comme je te l'ai dit Oleg m'a à la bonne... Je sais ou trouver ce qu'il faut."
Abbadon : "Mouais... Si jamais t'as des difficultés quelconque... Tu iras à cette adresse. Tu diras au portier qu'un petit oiseau du nom d'Abbadon t'a dit de trouver l'écureuil. Glisse lui quelques billets au passages, et il devra t'introduire auprès d'un homme qui se fait appeler "Tonton". Si ce n'est pas le cas, insistes en précisant bien que c'est moi qui t'envoie. Tonton, c'est mon beau-père, tu lui raconteras tout ce que je viens de te dire pour lui prouver que tu dis vrai, et tu lui diras pourquoi tu es en Russie. Il te fournira du matériel. Si il te demandes des sous, tu lui donneras cette enveloppe, ça dit que je payerais pour toi en revenant. Au pire, contactes-moi via mon Com-link, je l'ai gardé. Je dois y aller maintenant. Bonne chance.


Abbadon fini son verre, déposa des billets sur la table et partit.

Égypte, QG n° 4, 17H30, heure locale.


Depuis que son frère avait déserté, Galrauch n'avait pas passé une minute sobre. Il n'avait même pas dormi, ce qui en résultait des cernes énormes sous ses yeux, des "valises" qui auraient pu servir de sacs à munitions.

Pour le moment, il était assis sur une souche, une bouteille de vodka à la main, et une autre vide à ses pieds. Il se balançait d'avant en arrière et sursautait au moindre bruit.

Puis le Général Morgoth vint.



Morgoth : "Vous êtes dans un état pitoyable soldat. Secouez-vous un peu et suivez-moi."

Galrauch soupira, se leva; chancela un peu, puis il sortit une gourde, et d'un air dégoutté, la bue cul sec.

Un cri rauque s'échappa de sa gorge, son visage vira au gris cendre, puis il courut vomir derrière un arbre, avant de revenir boire un plein bidon d'eau.

Dessaoulé, il suivit le général dans son bureau, ou les deux hommes s'assirent.
Au bout d'une minute un autre homme arriva, avec l'insigne de Capitaine. L'air jovial, il avait des rides aux coins de la bouche et des yeux qui indiquaient qu'il souriait souvent. Bien coiffé, il portait un bouc finement taillé, un diamant à l'oreille droite et un anneau à la main gauche, main qu'il posa sur l'épaule de Galrauch.



??? : "Salut mon pote, ça va?"


En entendant ces mots, le général devint blême et ses yeux s'arrondirent.
Galrauch parla doucement, sans regarder l'homme derrière lui, mais le ton de sa voix était à glacer jusqu'aux os des deux autres hommes dans la pièce.



Galrauch : "Premièrement, tu enlèves ta main tout de suite si tu veux pas que je te la fasse bouffer, ensuite, si tu m'appelles encore une fois "mon pote" ou un quelconque sobriquet approchant, je t'arrache la langue. Et pour finir, vous êtes prié de me vouvoyer quand vous me parlez, Capitaine. Comme pour tous vos supérieurs hiérarchiques."

L'homme enleva sa main si vite quelle devint floue. Son sourire disparut un temps pour revenir, crispé. Il se gratta l'arrière du crane et marmonna:

???? : "Ah... Euh, oui, pardonnez-moi mon Commandant."
Morgoth (laissant échapper un soupir de soulagement) : "Bien. Commandant, je vous présente votre nouveau binôme, le Capitaine Aëlendril."
Galrauch : "Youpie alors... Bienvenue en enfer Capitaine. Il va y avoir quelques règles simples au début de notre partenariat :
1)Interdiction formelle de m'appeler autrement que "Commandant", "Galrauch" ou "Gal'" pour aller plus vite.
2)Interdiction pure et simple d'évoquer mon frère quand je peux entendre, et j'ai une TRES bonne ouïe.
3)Quand je parle, tu m'écoutes, si tu m'interromps sans raisons valable, ça va chier.
4)Pas de gestes amicaux comme le coup de la main sur l'épaule.
5)Pas de sobriquets débiles.
Tu penses pouvoir respecter ça?"

Aëlendril : "Euh, oui..."
Galrauch : "Très bien. A plus tard."

Galrauch se leva, prit le dossier de son nouveau binôme pour l'étudier, et sortit, saluant le Général.

Morgoth : "Euh... Il est très sympa en faite... Faut le connaître..."
Aëlendril : "Va falloir faire chambre commune?"
Morgoth : "Oui... Vos affaires ont déjà été déposées là bas. Tant que vous respectez ce qu'il vous a dit, il n'y aura pas de problèmes. Sinon..."
Aëlendril (d'une petite voix) : "Sinon quoi?"
Morgoth : "Avec un peu de chance? Cuve. Sinon, je plein ce qui restera de vous... Bien. Prenez son dossier, vous le rapporterez quand vous l'aurez étudié."

L'homme salua, pris le dossier et sortit.
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MessageSujet: Re: Désertion et nouvelle équipe   Dim 26 Aoû - 23:17

Sud de Munich, Allemagne, 22H20 heure locale


L'avion avait déposé Abbadon quelques kilomètres au sud de Munich, non loin des entrepôts dont Simon avait fait son QG.
Tout de noir vêtu, lunettes IR/thermiques sur la tête (mode Sam Fisher quoi), Abbadon avançait avec prudence en direction des bâtiments, l'arme à la main. Il se colla dos au mur, près d'une porte et écouta. Rien. Il sortit un câble optique pour regarder par la serrure, quand le canon d'une arme de gros calibre, sans doute un fusil de chasse, se colla entre ses omoplates.



"Bouh!"
Abbadon : "Et merde..."
"Pose ça sur la caisse la, et entre."

Abbadon s'exécuta sans broncher. Sans armure, une décharge de chevrotine à bout portant le tuerait sur le coup.
Et puis après tout, l'homme allait sans doute le conduire jusqu'à Simon...

Ils marchèrent 5 bonnes minutes dans un dédale de couloirs, avant d'arriver face à une porte blindée.
La porte s'ouvrit devant eux, et Abbadon entra, seul, avant qu'elle ne se referme.

En face de lui, derrière un grand bureau, installé dans un fauteuil imposant, trônait l'homme qu'il cherchait : Simon.
Sur le mur dans le dos du fauteuil étaient installés une dizaine d'écrans reliés à des caméras. Ceci expliquait l'accueil précédent.

Simon prit une arme et se leva.

Deux hommes présents dans la pièces mirent Abbadon à genoux, puis il le ligotèrent, mains dans le dos, avant de sortir.



Simon : "Bien. Alors, à qui ais-je l'honneur?"
Abbadon : "Mon nom est Abbadon. Je suppose que vous êtes Simon."
Simon : "Ma foi vous supposez fort bien. J'avoue que votre discrétion vous honore. Dommage qu'il y ait des caméras non? Et si vous me disiez ce que vous venez faire ici?"
Abbadon : "Je vous cherchait. A voir votre tête, vous vous demendez pourquoi. Je vais vous épargner cette question: je suis ici pour vous tuer. Violemment. Le 26 Mai dernier, vous et vos hommes avez attaqué une petite ferme en foret, tuant la femme et kidnappant la fille qui y habitaient. Tuant MA femme, et kidnappant MA fille. Pour cela, vous allez mourir, dès que vous m'aurez dit ou est ma fille.
Simon : "Oh, je vois de quoi vous parlez oui. Votre femme est, enfin était très belle. Vous auriez du rester chez vous au lieu d'être partit je ne sais ou, vous auriez pu la défendre. Ou étiez-vous donc, pendant ce temps hein?"
Abbadon : "Égypte"
Simon : "N'est-ce pas la zone de front actuelle?"
Abbadon : "Si..."


Lentement, Abbadon se redressa. Simon comprit qu'il avait un soldat en face de lui. Il tira, sa balle se ficha dans l'épaule gauche d'Abbadon, qui ne broncha pas.
Une vague de rage pure se propagea dans la salle, faisant reculer Simon.
Il leva son arme au moment ou Abbadon brisait ses liens d'un coup et redressait la tête.
Ce que Simon vit lui fit oublier son arme.

Les blancs des yeux d'Abbadon étaient totalement rouges sang, et des larmes de sang coulaient lentement sur ses joues.

Simon comprit que quoi qu'il ferait, il était déjà mort...
Son arme lui échappa au moment ou le poing serré d'Abbadon lui brisa le nez, l'envoyant au tapis.
Il commença à ramper pour s'éloigner, mais son ennemi le retourna, se pencha au dessus de lui, et se mit à le frapper, d'une violence dont jamais il ne se serait cru capable.

Il frappa encore et encore, chaque coup envoyant lui une giclée de sang.
Simon avait cessé de crier au moment ou sa mâchoire avait cédée sous les coups de buttoirs d'Abbadon.

Et il continuait de frapper, encore et encore, et encore...
Il s'arrêta au moment ou il se rendit compte qu'il ne frappait plus que le sol à travers une couche de sang, d'éclats d'os et de cervelle.


Alors il se releva, chancela un peu et se dirigea vers le bureau.
Il farfouilla parmi les dossier jusqu'à ce qu'il en trouve un avec la photo de sa fille.
Il nota l'adresse du "client" et commença à partir.

Les deux gardes derrière la porte levèrent leurs AK 47, mais trop tard.
Abbadon arracha son arme des mains du plus petit des deux, et brisa le crâne du second d'un coup de crosse avant d'abattre son collègue d'une courte rafale en plein coeur.

Il marcha jusqu'à la porte par laquelle il était entré en tuant tout ceux qu'il croisait, récupéra ses affaires, puis alla dans le garage, en face.

Un homme venait juste de faire le plein d'une voiture. Il mourut avant de voir son meurtrier.

Abbadon déposa consciencieusement un peu de sucre dans les réservoirs des autres voitures, dont il creva également les pneus et trancha divers tuyaux sous les capots.

Il ouvrit la porte du garage et sortit, direction: l'Autriche.
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MessageSujet: Re: Désertion et nouvelle équipe   Dim 26 Aoû - 23:18

Au bout de quelques kilomètres, Abbadon se gara sur le bas côté.
Il enleva sa ceinture, se plaqua contre le siège et fut pris d'une violente crise de tremblements, ainsi que de nausées.

Jamais encore au cours de sa vie il n'avait atteint pareil paroxysme de rage et de violence. Les termes "rage" et "violence" étaient d'ailleurs bien faible...
Pour la première fois de sa vie, il avait tué, bel et bien tué. Certes, quelques ennemis étaient tombés sous ses balles du temps ou il était soldat à l'armée, mais contrairement à eux, ces hommes dans l'entrepôt ne se relèveraient pas.
Un mot en lettre de sang fit alors irruption dans son esprit: "MEURTRIER"


Le mot raisonnait dans sa tête.
Lentement, comme au ralentit, Abbadon sombra dans l'inconscience.

Il se réveilla alors que le soleil était au zénith.

Il sortit de la voiture, enleva ses vêtements, fourra les lunettes dans son sac, et alla se baigner dans la rivière toute proche, ou, à l'aide de son couteau, il enleva la balle que Simon lui avait tirée dans l'épaule.

En revenant, il fit un tas des vêtements souillés par le sang, et il y mit feu.

Il se changea rapidement, banda sa blessure, et repartit.

Il devait récupéré sa fille, quel qu'en soit le prix.
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MessageSujet: Re: Désertion et nouvelle équipe   Dim 26 Aoû - 23:28

Abbadon se débarrassa de la voiture quelques kilomètres avant la frontière.
Il marcha pendant toute l'après-midi et arriva en vue d'un luxueux chalet alors que le soleil se couchait.
La porte n'étant pas verrouillée, il entra.

Dans le salon, assise dans un fauteuil à bascule devant la cheminée, une couverture sur les genoux, une vieille femme tricotait.

Elle leva la tête, vit Abbadon et posa son tricot.



Vieille : "Entre, jeune homme, je t'attendais."
Abbadon : "Comment?"
Vieille : "On m'a prévenue de la mort de Simon. Sers nous donc un peu de tisane."
Abbadon : "Ou est ma fille?"
Vieille : "Equitation. Merci. Ouh, c'est chaud!"
Abbadon : "Pourquoi avez-vous fait ça? Vous saviez qu'elle avait déjà des parents."
Vieille : "Je suis vieille et riche, et je n'ai pas d'enfants... Je voulais juste... J'espère que vous me pardonnerez..."
Abbadon : "Je n'ai rien contre vous, et d'un côté je comprend vos motivations. Et Simon avait tué ma femme et kidnappé ma fille avant se vous contacter."
Vieille : "Il m'a dit que ses parents étaient morts dans un accident de voiture, mais je savais qu'il mentait. Ou est Charles?"
Abbadon : "Pardon?"
Vieille : "Hein? Quoi?"
Abbadon : "Rien... Ecoutez, je..."

A ce moment là, la porte s'ouvrit, et sa fille entra, accompagnée par le majordome de la vieille. Ses yeux s'écarquillèrent et elle se jeta dans les bras de son père.

Mélanie : "PAPA!"
Abbadon : "Ma chérie! Papa est là, c'est fini, on va rentrer..."
Majordome : "Madame?"
Vieille : "Laissez, Charles..."


La vieille déposa une enveloppe dans la poche d'Abbadon sans qu'il ne s'en aperçoive.
Elle fit alors tinter des clés pour attirer son attention.


Vieille : "Ce sont les clés d'une vieille voiture dans le garage. Elle est à vous, les papiers sont dedans."
Majordome : "Madame!"
Vieille : "Il suffit Charles, ma décision est prise."
Abbadon : "Dans ce cas, je vous dit adieu. Je ne pense pas que mon chemin me reconduise ici un jour..."


Abbadon se rendit dans le garage et alluma la lumière. Les néons clignotèrent avant de délivrer une lumière blafarde. Une dizaine de voitures étaient alignées devant lui et sa fille. Certaines étaient banales, mais la plupart étaient plus vieilles que leur propriétaire.

Abbadon appuya sur le bouton de la clé et une voiture se déverrouilla. Abbadon avait les yeux comme des soucoupes.
Il installa sa fille dans la voiture et fit un peu le tour, pour voir quelles merveille le garage recelait. Après avoir vu plus de véhicules de luxe que durant toute sa vie, il repartit vers Munich, où l'attendait un avion pour Moscou.
Arrivé à l'entrée de la ville, il s'arrêta chez un fleuriste et dans un bureau de tabac, où il fit des photocopies via son com-link.
Retournant au panneau qui signalait l'entrée en ville, il déposa une gerbe de fleurs sur laquelle était fixée un message:


Citation :
Au Général Cense de Munich, un grand homme et un grand général, mort trop tôt...


Il allait falloir faire transporter la voiture par avion-cargo, et ce serait coûteux, mais il ne comptait pas s'en séparer.

Plongeant sa main dans sa poche pour prendre un chewing-gum, Abbadon sortit l'enveloppe. Il l'ouvrit. Elle contenait un chèque sans ordre de plusieurs millions d'euro-dollars.

Abbadon freina sèchement, constatant l'efficacité des freins de la voiture.
Après avoir rassuré sa fille et réfléchit, il se dirigea vers la banque la plus proche pour ouvrir un compte et déposer l'argent.

Quelques minutes plus tard, il était riche.
Bien sûr, cet argent partirait vite : le transport de la voiture, l'achat de l'équipement auprès de Tonton, puis l'achat d'une maison, quelque part, l'ameublement, l'éducation de sa fille...
Une partie aussi serait pour Galrauch, mais pour cela, il avait besoin d'aide...
En espérant que Zaïtsev était toujours en Russie, il repartit, après avoir acheté un saint-bernard en peluche à sa fille.
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Aëlendril
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MessageSujet: Re: Désertion et nouvelle équipe   Dim 26 Aoû - 23:29

Égypte, alentours du QG n°7, 10H30, HL


Aëlendril se dirigeait vers Galrauch, l'air jovial (comme d'habitude). Arrivé à ses côtés, il le gratifia d'un franc sourire.

Aëlendril : "Salut. Dis moi, j'ai pensé qu'on pourrait aller prendre un verre un de ses quatre, pour causer quoi, qu'est-ce que t'en dis?"
Galrauch : "Ce que j'en dis? J'en dis que tu me connais pas, que tu sais ni qui je suis, ni ce que je ressens, alors va te faire foutre!"


D'un violent coup de poing à la mâchoire, il l'envoya voler quelques mètres plus loin, avant de s'en aller, l'air furieux, sous les yeux des soldats ébahis.
Aëlendril se leva et massa sa mâchoire douloureuse avant de sursauter : on venait de poser une main sur son épaule.


"Ah! Oh, c'est vous mon général."
Morgoth : "Ca va aller?"
"Oui, enfin, j'ai connu mieux... Qu'est-ce qu'il a au juste?"
"Il vient de lire cette lettre"


[QUOTE=lettre]Capitaine Galrauch,

J'ai le regret de devoir vous informer de la mort de votre frère et de sa fille dans un tragique accident de voiture.

Pardonnez-moi,

Sergeï Oliakov.[/QUOTE]

La lettre était tâchée de quelques ronds humides, sans doute des larmes.


"Oh merde... C'est qui ce Sergeï?"
"Le beau-père d'Abbadon."




--------------------------------------------------------------------------------------------------


4 jours plus tôt, Moscou, 20H00, HL


Abbadon : "J'aurais jamais la paix Tonton, et tu le sais. Si c'est pas des potes à Simon qui vont me chercher, c'est le GE, et dans les deux cas, ça sera pas très enviable...
Tonton : "Je sais... Qu'est-ce que je peux faire?"
"Je peux pas fuir toute ma vie, je lui imposerais pas ça. Fais nous disparaître. La seule façon pour qu'on nous cherche pas, c'est qu'on nous croit morts..."
"Très bien... Mélanie!"
Mélanie : "Oui Papi?"
"Il va falloir que je te fasse une toute petite piqûre, d'accord?"
"J'aime pas les piqûres!"
"Je sais, mais si tu veux tu auras une glace après. Allons, relèves ta manche. Voilaaa! Tu vois, ça fait pas si mal. Oleg, emmènes la manger une glace, et prenez votre temps.
Oleg : "Bien monsieur."
"A toi maintenant. Voila, suis moi à présent.

Tonton bascula une statuette et entra un code sur un clavier. Une cloison coulissa, laissant apparaître un couloir.
Tout au bout du couloir, se trouvaient alignées 4 cuves de clonages.



"Nom de dieu, ou est-ce que tu..."
"Tu n'est pas le seul à avoir été soldat, j'ai gardé des contacts très intéressants. Bon, je vais vous cloner, et injecter un programme dans la mémoire de ton double, qui conduira à une mort tragique."
"Il faudra que tu le charcute un peu."
"Quoi?"
"J'ai des implants et une puce mémorielle. Il faudra l'ouvrir là ou je te le dirais, pour laisser des belles cicatrices."
"Je vois. Voila, clonage lancé, demain, on pourra les faire mourir. Il ne faut pas qu'elle voit ça."



Le lendemain, rues de Moscou, 11H15, HL


Abbadon était face à lui-même, sauf que son double avait l'air d'un zombie, tout comme celui de sa fille.
Son clone était installé au volant d'une voiture, le réservoir plein.
Il avait en mémoire un plan, qu'il devait suivre à pleine vitesse, avant de s'encastrer dans un camion-citerne.


"Allons-y."

Le clone souri et démarra. La voiture disparue à un virage, et le vrai Abbadon et son beau-père montèrent sur le toit d'un immeuble, d'ou ils pouvaient voir le camion-citerne. La voiture fonçait à toute allure, les passants affolés s'éparpillaient en criant. La voiture prit un virage très serré, et les roues du côté gauche quittèrent le sol. Elle fit 3 ou 4 tonneaux avant de percuter la citerne du camion.

Rien ne se passa pendant une petite minute, puis le carburant contenu dans la citerne atteignit les flammes qui montaient doucement du réservoir, et le tout s'embrasa dans une énorme boule de feu, alors que les sirènes des pompiers se faisaient déjà entendre au loin.



"Et voila. L'armée impériale ne mettra sans doute pas très longtemps avant de récupérer les corps et de conclure à ta mort. Et même si ils décidaient de transgresser la règle, ils ne pourraient pas te cloner sans puce. Je suppose que tu vas partir maintenant. Est-ce que l'on se reverra?"
"Oui, je te le promet. Mais je ne peux pas te dire où je vais, désolé. Je pars tout de suite, l'avion ne m'attendra pas.
"Au revoir alors. Mon fils...
"Salut Tonton."


Abbadon descendit et récupéra sa fille avant d'aller à l'aéroport. Direction: le sud de la France.
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MessageSujet: Re: Désertion et nouvelle équipe   Dim 26 Aoû - 23:29

10 mois plus tôt, Vladivostok, Russie. 10H15, HL


Un homme est accoudé à une barrière anti-véhicule, il regarde les gens passer dans la rue. Il porte un grand imper beige et un chapeau de même couleur, un stetson, comme dans les vieux westerns.
Il fumait tranquillement, perdu dans ses pensées, loin de se douter que sa vie aller bientôt basculer...



*Vladivostok... la ville du "far East"... "Maître de l'orient" mon cul oui! Qu'est-ce que je déteste cette ville... Il fait toujours moche, ça pue, les gens sont tous cons, et regardez moi ces chauffards... Et vas-y que j'klaxonne, et vas-y que je force... Bande de cons, c'est pour ça que j'prends que le train moi...
Si y'avais pas ma femme, j'me serais cassé depuis longtemps...*



Il se retourna et rentra chez lui, non sans avoir remarqué un gros 4x4 noir roulant à vive allure.
Il avait fort à faire, aujourd'hui, c'était leur 5° anniversaire de mariage, et en plus, d'ici 5 à 6 mois, il allait être père.

Il mit le champagne au frigo, cacha le cadeau qu'il avait acheté et appela le restaurant pour confirmer la réservation du soir, puis il attendit, nerveux, que sa femme rentre de l'hôpital, ou elle finissait son dernier jour avant ses congés maternité.



15H00, HL

Alexander s'est endormi devant la télé, encore un film nul...

19H30, HL

*Bon, plus qu'une heure, j'vais prendre une douche moi.*

20H30, HL

Lavé, rasé de près, peigné, parfumé et habillé avec son meilleur costume, qui lui avait coûté 2 mois de salaire, Alexander attendait, debout devant la fenêtre, que sa femme rentre...

*Bon, elle va pas tarder. Sa voiture va passer l'angle d'ici quelques minutes... Ah, ah? Ah, non.*


21H00, HL

*Bon sang, déjà? Elle devrait être là pourtant... Ils ont sans doute eu une urgence à l'hôpital, et elle a pas eu le temps d'appeler... Je les appelle.*




Tuuut... Tuuuut...

"Bonsoir, hôpital central de Vladivostok, que puis-je pour vous?"
Alexander : "Oui, bonsoir, j'aimerais savoir si ma femme est encore là, c'est une chirurgienne, Natalya Dimitriovitch"
"Natalya? Elle n'est pas rentrée? Elle est pourtant partie il y a une demi-heure. C'est bizarre, vous n'êtes pourtant qu'a 5 minutes de l'hôpital...
"Bien, je vous remercie, je vais réessayer de la joindre."

Il raccrocha sur le champ et rappela sa femme, sans succès.

*Bordel, j'ai carrément la trouille maintenant... Je sors, elle prend toujours le même chemin pour rentrer... On verra bien, elle doit s'être arrêtée pour aider par rapport à un accident, c'est arrivé la semaine dernière.*

21H23, HL, à mi-chemin entre le domicile d'Alexander et l'hôpital

Une foule de badauds entoure une zone de la route, délimitée par des cordons de police.

*Ah, bah voila, j'avais raison. Sa voiture doit être de l'autre côté.*

Il s'approcha pour voir si il distinguait sa femme aux milieu des flics, pompiers et ambulanciers, quand un détail attira son attention. Par terre, au milieu de débris de verre, il y avait une portière. La couleur jaune de cette portière fit s'arrêter son coeur.


"Oh non, non, non... Pardon, laissez moi passer. Excusez-moi... Pardon..."
Policier:"Désoler monsieur, vous ne pouvez pas passer"
"... NOOON! Laissez-moi, c'est ma femme!"


Il passa en force alors que les policiers essayaient de l'arrêter.
L'avant de la vieille ZIL de sa femme était totalement plié, et elle était coincée entre le siège et le reste du volant qui avait cassé sous le choc.


"Oh, chéri, ça va? Je... je suis désolé, je ne l'ai pas vu arriver... Il roulait si vite..."
"Non... j'aurais du te dire de me rejoindre directement au restaurant, je suis désolé..."
"Ce n'est pas ta faute, et tu le sais..."

Une main se posa sur son épaule et il se retourna. Un toubib l'entraîna à par, vers un flic et un pompier.

Toubib : "Monsieur, je dois vous parler franchement, même si ça va être douloureux à entendre. Le fait est... hum. Le fait est que votre femme n'a presque aucune chance de survivre... Le choc a été si violent, que, comme vous l'avez remarqué, tout l'avant de la voiture s'est plié comme un accordéon, et la partie supérieur du volant s'est brisé contre le haut de la poitrine de votre femme. Malheureusement, le choc... a causé la mort immédiate de votre enfant... De plus, je ne sais pas si vous l'avez vu, car les pompiers l'ont coupée, mais... une longue tige de fer s'est plantée dans l'épaule droite de votre femme. Elle a aussi de nombreuses hémorragies internes et plusieurs os fracturés..."
Pompiers : "Nous aurions, en temps normal sortit votre femme, mais... la partie avant de la voiture qui l'a écrasée, empêche le sang de trop se répandre, tant à l'intérieur qu'a l'extérieur, et si nous arrêtions cette pression, votre femme ne tiendrai pas 5 minutes... Nous n'avons que pu lui donner de la morphine, pour que la fin soit sans douleur..."
"Alors quoi? Vous allez rester ici, à attendre, en regardant ma femme mourir, et sans rien tenter?"
Toubib : "Je suis désolé, il n'y a rien a faire..."
"Désolé? Désolé? Allez vous faire foutre, vous et vos excuses!"

Il essaya de donner un coup de poing à l'homme, mais le chagrin intense qu'il ressentait le fit tomber à genoux, et il pleura.
Quelqu'un passa son bras autour de ses épaules et l'aida à se relever.


"Allez la voir, j'ai peur qu'elle n'en ai plus pour longtemps..."


Alors il y alla, et il lui parla pendant 5 minutes. Au bout de ces 5 minutes, il s'aperçut qu'elle était morte...
Alors il se laissa tomber, et le dos contre la voiture, il pleura... A travers ses sanglots, il entendit une chose :


Flic : "Les témoins affirment avoir vu un gros 4x4 noir, de la marque LADA, lancez un avis de recherche."


*Un gros 4x4 Lada... Je ne connais qu'une personne qui ai ça dans ce coin... Une seule...*


Le lendemain, 15H20, HL

La nuit avait été éprouvante... Il était rentré de l'hôpital depuis 4 heures seulement, et s'était accordé une petite sieste de 2 heures avant l'arrivée du notaire. Il avait répondu à tout un tas de question, signé un tas de papiers, parlé à tout un tas de monde, reçut des condoléances de personnes qu'il ne connaissait pas, et à vrai dire, il s'en foutait de leurs messages de sympathie. Une seule chose comptait à présent, et maintenant que la maison était en vente, il allait pouvoir s'en occuper.
Il grignota un morceau, sans appétit, quand le téléphone sonna. C'était le notaire, il avait déjà un client, près a payer 30% de plus si il pouvait l'acheter maintenant. Il accepta, passa voir le notaire, signa, et repartit avec un gros chèque. A cette période, les maisons coûtaient très cher dans cette zone.

Il utilisa une partie de l'argent pour les funérailles de sa femme, puis il partit dans une autre partie de la ville, avec juste une sacoche à la main.


Il arriva devant un pavillon assez luxueux, devant lequel était garée une moto assez chère, et entra.

Un homme était affalé sur un canapé, des bouteilles de vodka vides ci et là dans le salon indiquaient quelle était l'occupation favorite de l'occupant des lieux.

Alexander le réveilla d'une gifle.


??? : "Aïe! Mais ça va pas?! Alex? Qu'est ce que tu fous là?"
"Tu pues l'alcool. Dis moi Boris, tu en as bu combien ce matin?"
Boris : "Je... je sais pas. Mais qu'est-ce que tu veux à la fin?"
"Je me demandais surtout... Et hier, combien tu en as bu hier, avant de sortir et de tuer ma femme?!"

Tout en hurlant cette question, Alexander sortit un revolver de sa poche et le pointa sur l'alcoolique dans le canapé.

Boris : "Ta?... Oh mon dieu, je... je savais pas, je suis désolé! Je t'en supplies, me tues pas! On... est potes non?"
"Non, on était potes. Adieu Boris."


Et il tira. Il vida le barillet vers Boris. En baissant son arme, il s'aperçut qu'aucune des 6 balles n'avaient atteint la cible. Il commença alors à recharger

Boris : "Merci, merci, merci!"
"J't'ais raté."

Il se rapprocha et vida de nouveau son arme. Cette fois, les 6 balles atteignirent la cible. Il lâcha son arme qui tomba avec un bruit mat sur la moquette.

"Estimes-toi heureux de mourir si vite.

En repartant, il pris les clé de la moto sur une étagère dans l'entrée.
Il alla alors au "Centre de Recrutement de la Glorieuse Armée Impériale", devant lequel il aperçut un jeune homme devant une vitrine de boutique de motos.


"Hé gamin! C'est ton jour de chance, j'en aurais plus besoin."

Il lui lança les clés, et sans se retourner, entra dans le bâtiment.
Il s'engagea alors sous le pseudonyme d'Aëlendril, et avant de partir avec les autres bleus, donna une grande partie du reste de l'argent de la vente de la maison à l'hôpital.

Il subit alors un entraînement intensif de plusieurs mois, avant d'être envoyé au front. Mais, chose qui n'arrivait que très rarement, il n'y avait qu'un nombre impaire de nouvelles recrues, et comme les soldats sont organisés par binômes, il dut attendre en bossant dans les centres de clonage, dans les armureries, les cafets des QG...

Alors qu'il commençait sérieusement à en avoir marre, le Général Morgoth lui annonça qu'un soldat avait déserté et qu'il allait prendre sa place dans le binôme.

C'est ainsi qu'il fut amené à faire équipe avec Galrauch.
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MessageSujet: Re: Désertion et nouvelle équipe   Dim 26 Aoû - 23:31

Égypte, Quartiers du Général Morgoth, 10H00, HL


Galrauch avançait d'un pas vif vers les quartiers de Morgoth. Il était porteur d'un pli urgent à lui remettre en main propre.

Arrivé devant la porte, il frappa brièvement, puis entra dans la pénombre de la pièce, les yeux baissés sur ses papiers.


G : "Mon Général, j'ai des..."

Il avait levé les yeux sur... Lucrétia, qui était ma foi, légèrement vêtue.
Ils rougirent avant de se retourner dans un synchronisme parfait.


G : "Hum... Excusez-moi, je pensais trouver le Général Morgoth."
L : "Il n'est pas la, cherchez dehors..."
G : "Merci, au revoir et euh... désolé..."


Il sortit et resta immobile queslques instants pour se calmer, avant de repartir à la recherche du Général.

Il fini par tomber sur Aëlendril, assit sur une butte de sable, silencieux, l'air sombre et triste, et tenant une photo à la main. Il y avait une femme et lui même dessus.


"Salut."
"Salut..."
"Et ben, c'est pas la grande forme... Elle est jolie, s'est qui?"
"Ma femme. S'était..."
"..."

Galrauch se tu. Parfois, dans ces situations, il vaut mieux ne rien dire, car un silence ne demande qu'à être meublé, et si on demande de poursuivre, la personne d'en face peu rester figée dans son mutisme.

Alors Aëlendril meubla le silence. Il lui raconta la mort de sa femme, et les évènements qui en avaient découlé, jusqu'à ce qu'il fasse équipe avec lui.


"Je n'ai plus jamais enlevé mon alliance depuis ce jour... Quand je suis cloné, je m'arrange pour la récupérer, mais je crains le jour ou quelqu'un la récupérera sur mon corps..."
"Je suis désolé..."
"Tu n'as pas à l'être... Tu n'étais pas au volant... Ecoute, je préfère rester seul si tu j'y vois pas d'inconvénients."
"Pas de problèmes."


Galrauch reparti encore une fpois, toujours à la recherche de Morgoth.
On fini par lui indiquer ou il se trouvait en passant devant une cafet. Il en profita pour prendre deux bières avant de le rejoindre.


"Mon Général. J'ai ces papiers pour vous. Et je me suis dis que vous seriez pas contre une bonne bière bien fraîche."
"Merci Galrauch. J'attendais justement ce rapport. Assis-toi donc."
"Merci mon Général. Hum, je ne veut pas paraître indiscret, mais vous avez l'air étrange..."
"Je vais me marier Galrauch. Avec Lucrétia."

Sous le coup de la surprise, Galrauch en cracha une gorgée de bière.

"Vous... marier?!"
"Oui... Que penses-tu d'elle?"
"Elle euh... wahow?"


Morgoth éclata de rire, bientôt rejoint par Galrauch. Le général se leva, le regard perdu vers l'horizon.

"Je dois y aller. Merci pour la bière."
"De rien mon Général."

Tout en partant, Morgoth se retourna, hésita un peu, puis lança :

"Galrauch?"
"Oui?"
"Appelles-moi Morgoth."
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MessageSujet: Re: Désertion et nouvelle équipe   Ven 12 Oct - 19:04

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